On parle de guerre. De frappes. De destruction en quelques heures.
Le monde s’habitue à ces mots. Moi, non.
Parce que la violence ne commence pas avec les bombes. Elle est plus ancienne. Plus lente. Plus intime.
Elle est dans ce qui use, dans ce qui atteint sans bruit, dans ce qui, peu à peu, abîme les corps et les vies.
Je l’ai vue.
Pas dans les discours.
Pas dans les cartes.
Mais dans un corps qui lutte, dans une présence qui s’efface, dans cette fin de vie où la dignité tient à presque rien.
Dans une salle de classe aussi, dans une réunion, dans un bureau ou dans un couloir.
Il disait :
« La vie, ça fait mal. »
Et pourtant, le droit existe.
Pour poser des limites.
Pour dire qu’on ne peut pas tout faire.
Pour rappeler que même dans le chaos,
il y a encore de l’humain à protéger.
Aujourd’hui, la France annonce la libération d’otages.
Un geste discret, presque fragile, mais essentiel.
Libérer plutôt que détruire.
Choisir la vie plutôt que l’anéantissement.
C’est peut-être cela, au fond, la seule réponse digne à la violence : ne pas ajouter de la violence à la violence.
Le monde peut continuer à parler de guerre.
Moi, je regarde autrement.
Je regarde ce qu’il reste, et ce que nous décidons encore de sauver.
A lire ce mardi 7 avril 2026 :
Paris (France) (AFP) – Ils étaient les deux derniers Français retenus en Iran: Cécile Kohler et Jacques Paris ont pu quitter mardi le territoire de la République islamique, après cinq mois d'assignation à résidence à l'ambassade de France à Téhéran suivant plus de trois ans et demi de détention.